RurutuFlash

 
 

Accueil arrow Vie économique
Vie économique
Cette rubrique est dédiée à la vie économique de l'île de Rurutu. Des données démographiques sont disponibles sur la population locale (nombre d'habitants, âge, activité). Les principales activités économiques sont aussi décrites, à commencer par l'agriculture. Grâce à un climat plus tempéré que sur Tahiti et des terres fertiles, les récoltes sont ici abondantes et Rurutu, commes les autres îles des Australes constitue le grenier de la Polynésie Française. Les priniciales cultures mises en avant sont le taro, la pomme de terre, mais se développent aussi la vanille, le café et le noni. La pêche est encore très artisanale et reste le plus souvent familiale. Pour information, les petites entreprises locales sont aussi listées.

Petites entreprises
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 


 

Electricité de Tahiti

Tél : 940318
Fournit l'énergie électrique

Premium SDA

Tél : 940682
Distributeur de boissons

 
Démographie
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Au dernier recensement de 2001, Rurutu comptait 2098 habitants (1105 hommes pour 993 femmes), pour la quasi-totalité (96,4%) nés en Polynésie Française.
Près de la moitié de la population – environ 43% -  est constituée de jeunes de moins de 20 ans. Sur les 1380 personnes qui sont âgées de 15 ans et plus, la population active est de 826, ce qui donne un taux d’activité de 59,9%. Le taux de chômage est de 23,1%. Source « ISPF ».
 
Pêche
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Hameçon ancestralIl n’existe qu’une dizaine de pêcheurs sur Rurutu, pour lesquels la pêche est une activité régulière.

Ils rapportent souvent de belles prises : mahi-mahi (dorade coryphène), thon, espadon,…. attrapés au large. On compte une poignée d’anciens qui savent encore aujourd’hui pêcher le ureva, ce gros poisson de fond, à la chair grasse mais très savoureuse qui a cependant le grave inconvénient d’occasionner des troubles digestifs fort désagréables dès que l’on en consomme une certaine quantité. Ce poisson se capture la nuit à l’aide d’un gros hameçon de bois muni à son extrémité d’une pointe métallique (autrefois un os) à laquelle on accroche solidement un appât.

La chasse sous-marine est peu répandue. Elle se pratique quand la mer est calme à l’extérieur du récif, une pirogue assurant toujours la sécurité du ou des chasseurs.

De nombreuses familles pratiquent encore une petite pêche avec fil et hameçon dans les trous d’eau du platier à marée basse ou à partir du récif, ou dans le petit lagon à l’aide d’un filet. Les captures – jamais très importantes - sont réservées à la consommation familiale. Les oursins sont souvent consommés sur la plage, aussitôt après leur récolte. On allume un feu ; les oursins sont cuits sur une plaque de tôle. Après quelques minutes, on les déguste, arrosés d’un jus de citron.

 
Agriculture
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

1. Les principales cultures


TarodiereLa culture du taro
La culture du taro est emblématique de Rurutu. Les tarodières, implantées dans des zones richement irriguées de l‘île, sont nombreuses: les plus vastes se trouvent à proximité de chacun des 3 villages et dans la vallée de Paparai. Celle de Te Vai Avai qui jouxte Avera est certainement la plus grande. Les tarodières sont divisées en petites parcelles irriguées par un réseau de canaux dans lesquels coule paisiblement l’eau.  Chaque parcelle appartient à une famille. Il revient à chacun de participer au nettoyage régulier des canaux souvent colonisés par des nénuphars et autres plantes hydrophiles qui pourraient freiner la circulation de l‘eau. Après un nettoyage soigné de la parcelle - il ne faut surtout pas laisser d’herbe qui repousserait ou pourrirait- la terre est soigneusement retournée. C’est un dur labeur qui se fait quelles que soient les conditions climatiques. Cette première opération achevée, le cultivateur « paille » sa parcelle à l’aide de palmes de cocotier et de feuilles de bananier. On trouve fréquemment en bord de route de ces paquets de palmes qui attendent d’être transportées vers la tarodière. Ce paillage permet de conserver l’humidité du sol et évite la repousse des mauvaises herbes. Par ailleurs, la dégradation des éléments végétaux naturels fertilise le sol. Ensuite, intervient la plantation proprement dite. On utilise pour cela un plantoir à taro - ra’au tanu taro - le plus souvent en bois dur - aïto, miro - dont les formes quoique voisines varient au gré de l’utilisateur. Les rejets sont prélevés sur les taros récoltés et replantés le jour même. Au cas où cette opération ne peut se faire rapidement, les rejets sont placés dans les canaux, évitant ainsi un dessèchement qui leur serait préjudiciable. Le taro « mana ura » aisément reconnaissable à sa tige rouge - d’où son nom - et à la tache rougeâtre sur sa feuille est abondant. La variété amoa a une tige noire caractéristique. Le taro « rarotoa «  qui a une tige verte est originaire de Rarotonga (Iles Cook): c’est une variété qui a été introduite il y a quelques années seulement. Elle pousse bien mais est moins bonne. La variété « tiitii » a été introduite de Raivavae, autre île des Australes. Elle présente une feuille vert sombre avec des nervures noires. Enfin, fort appréciée car taro ancien propre à Rurutu, la variété « apo » (taro ve’o) a une tige bien verte. D’après les Rurutu c’est le meilleur. Le « taro tinito » avec ses fleurs blanches qui pousse en abondance dans les tarodières n’est pas à proprement parlé cultivé: sa feuille est donnée aux cochons. Si vous visitez une tarodière, respectez les petits talus entre les parcelles et les canaux d’irrigation.

La pomme de terre
Rurutu est réputée pour ses pommes de terre. En 2005, ce sont 99 tonnes 875 qui ont été exportées vers la SDAP sur Tahiti. A ces exportations il convient d’ajouter la production consommée localement ; Cette autoconsommation est estimée à 1 tonne. En 2005, on cultivait les variétés « spunta » et « Lisetta ». En 2006, seule est plantée la variété Lisetta importée de Nouvelle-Zélande. Suite à la clôture des terrains de l’Aviation Civile jouxtant la piste d’atterrissage au début de 2006, et malgré le débroussage de certaines parcelles non cultivées, la surface ensemencée en pomme de terre en 2006 est considérablement réduite.

CaféLe café
Le café était autrefois très largement cultivé, mais, avec l’augmentation des charges et le développement d’autres cultures aisément plus lucratives a freiné gravement la production durant de nombreuses années. Cependant quelques propriétaires ont maintenu sa culture. Aujourd’hui, une politique volontariste, soutenue par la municipalité, a abouti à une production croissante. Dans l’immédiat, la production de café est encore réduite. En 2005, ce sont 2 tonnes de café en « pasche » qui ont été comptabilisées. L’unité de torréfaction actuellement en phase finale d’installation, devrait permettre de développer de façon importante la production, les nombreuses parcelles plantées en caféiers nécessitant « juste » un remise en état après des années de quasi abandon… Informations recueillies auprès du SDR de Rurutu (juillet 2006).

La vanille
Il y a quelques dizaines d’années, plusieurs producteurs de vanille sauvage occupaient le marché. Par sauvage, il faut entendre, des pieds de vanille qui se développaient dans les terrains les plus divers, souvent en milieu forestier. Avec les cyclones et le prix prohibitif de la main d’œuvre, cette culture florissante a été abandonnée. Il reste aujourd’hui quelques vanillères de taille réduite et la production est essentiellement familiale.

Le noni
Le noni (Morinda citrifolia) est un arbuste robuste qui pousse à l’état sauvage, mais dont la présence s’est accentuée dans les jardins. Très productif, résistant aux maladies, ses fruits sont cueillis verts et expédiés sur Tahiti pour y être transformés en jus ou en purée. Les vertus médicinales de cette plante sont réputées nombreuses. L’intérêt grandissant pour cette culture se fait malheureusement au détriment des autres ressources fruitières.

2. La coopérative


La Coopérative agricole RURUTU TUNOA achète aux producteurs essentiellement des taros – essentiellement de la variété manu ura - et des nono (Morinda citrifolia). Dans un proche avenir, il est prévu qu’elle se charge également des achats de café vert aux petits producteurs.
Les fruits du nono, achetés 60F le kilogramme, sont mis à mûrir, placés dans des fûts et exportés sur Tahiti par bateau. L’acheteur est la société MORINDA. Les exportations sur Tahiti ont atteint 41 tonnes en 2005. Les taros, acheté 1000F le paquet (un paquet compte de 3 à 6 taros suivant leur taille) sont épluchés, découpés en tranches puis congelés. Ils sont exportés vers Tahiti, l’acheteur étant la société MAAIATEA PRODUCTS qui conditionne les tranches sous vide et les distribue dans les supermarchés tahitiens. Ce sont 11 tonnes de taros épluchés qui ont été exportés vers Tahiti en 2005.

3. La cellule de fumigation du Service de Développement Rural

 

Image

Rurutu est équipé d’une cellule de fumigation au Bromure de méthyl qui a reçu l’agrément Véritas mais attend le feu vert du Département. Cette unité doit permettre l’exportation sans risque phytosanitaire des agrumes (citrons, pamplemousses) et des bananes. Rurutu, comme Raivavae est infesté par la mouche xanthodes, probablement originaire des Cook. Tous les fruits sont concernés. Informations recueillies auprès du SDR de Rurutu (juillet 2006)

4. La pépinière


ImageLes agents du SDR maintiennent une pépinière pour fournir les particuliers. Si les arbres de la forêt (tou, tamanu, miro, aito,…) sont distribués gracieusement sur demande, les tiare, litchi, pamplemousse, citron et autres fruitiers sont proposés à la vente. Informations recueillies auprès du SDR de Rurutu (juillet 2006)
 

Dernières infos

 
 

Photos

 
 


© 2017 Ile de Rurutu, Polynesie Francaise